[Exclusivité] Test de la caméra kineRAW Mini

Les semaines s’enchainent et ne se ressemblent pas! Le temps passent très vite et la surcharge de travail font que je n’ai pas eu jusque là le temps de vous écrire ces quelques lignes concernant le test de cette caméra, pourtant l’envie, croyez-moi, ne manquais pas! Seulement les journées ne sont composées que de 24 heures mais il m’en faudrait quelques unes de plus pour tout faire en plus de mes activités professionnelles. Assez de discours, il est temps à présent de vous livrer ces dernières et je vous invite à lire cette revue exclusive pour mon blog de cette première française concernant la caméra “4K ready”, la KineRAW Mini de la marque Kinefinity.

Tout commença au mois d’août lors d’un déplacement en Afrique où j’ai recu un email de la société allemande HDVideoshop.com me proposant de tester en avant première pour la France leur dernier produit dont la société est l’importatrice exclusive sur les 25 pays de la communauté. La même proposition fut également faîte à d’autres réalisateurs Européens tels que le britannique Andrew Reid, les Autrichiens Nino Leitner & Johnnie Behiri pour le site Cinema5D.

De retour de mon périple début Septembre, nous primes contact pour convenir de la date de réception du colis. Ce qui ne fut pas évidant ! Nous avions chacun certaines contraintes professionnelles. Toutefois nous nous mîmes d’accord sur une période situé pour la fin septembre, juste après le salon d’Amsterdam. Le rendez-vous était donc pris!

Après quelques péripéties concernant la réception, je vous les détails, j’eu enfin le colis entre les mains!

Mais voilà ces différents contre-temps et les impératifs professionnels me concernant, faisaient que je n’allais pas avoir la possibilité de tester la KineRAW MINI dans les conditions initialement prévues, c’est à dire durant un certains nombres de jours en condition réel lors d’un tournage corporate que je devais réaliser pour un client.

Au final je n’ai eu la caméra en mains que réellement 2 jours ce qui, il est vrai, est déjà une période tout a fait raisonnable pour un premier avis mais qui fut un peu courte pour pouvoir approfondir le test sur certains points et pousser la machine dans ses limites.

Il n’empêche que je vais pouvoir vous faire part d’un premier retour en détails de la petite soeur de la KinerRAW S35: la KineRAW Mini.

KineRAW Mini rig

Tout d’abord voyons un peu les caractéristiques annoncées sur le papier qui sont assez alléchantes :

– Capteur CMOS Super 35mm 4K

– Enregistrement RAW non-compressé CinemaDNG 12 bits à 2K

– Enregistrement OFFLINE en RAW Compressé avec le Codec Cineform en 12 bits (OFFLINE = enregistreur externe)

– Résolutions: 2048×1080 (2K) en 23.97,24,25,30,48 i/s; 1920×1080 (FullHD) en 23.97,24,25,29.97,30,48 et 50 i/s; 1280×720 (HD) 47.952,48,50,59.94,60,96,100 i/s; 1024×576 en 96 et 100 i/s.

– de 11.5 à 13 arrêts de plages dynamiques suivant le mode,

– Disque d’enregistrement SSD 2.5”

– ISO: 80 à 20480 max.

– Sortie Vidéo HDMI

– Monture Canon EF ( pour ce test)

– Preset LUT: KineLOG, Kine709, Kinecolor, possibilité de créer sa courbe LUT

– poids d’environ 1,5kg

Kineraw Mini boutons

PREMIER CONTACT ET PRISE EN MAIN DE LA CAMERA

Pour faire le test j’étais équipé principalement d’une batterie en V sur platine équipée de “rods’ et d’un écran HDMI SmallHD. Sans ces deux périphériques il est impossible d’utiliser ce type de caméra comme vous pourriez vous en douter! La kineRAW Mini que l’on m’a fourni était équipée d’une monture EF active, j’ai donc réalisé quelques séquences avec des optiques de type Canon, Sigma et Tokina. Il est bon de savoir que cette caméra dans sa seconde version équipée de la Kinemount a la possibilité de recevoir des montures différentes telles que les montures PL ou Nikon F grâce à des bagues d’adaptation dédiées spécifiques. Au prix à laquelle la KINERAW MINI est commercialisée 3199€ H.T, la possibilité d’utiliser des optiques en monture PL apporte à mon sens un vrai attrait pour cette caméra.

KineRAW Mini Bouton REC

Mais je m’éparpille, revenons à la première prise en main. Par l’approche modulaire decide par le constructeur chinois, visuellement celle-ci a une apparence assez proche au fameux modèle SCARLET de chez RED. Des lignes assez cubiques amenant une apparence assez massive. Autre point pouvant surprendre pour ce type de matériel contrairement à une caméra telle que la SONY FS 700, le nombre de boutons apparants semblent restreints. Au total, 4 boutons (PWR on/off, Zoom, Playback, Config ) accompagnés d’une mollette joystick et 2 leds une verte (alimentation) et une rouge (enregistrement).

KineRAW Mini Accès Menu

Sur l’avant de la Caméra on distingue un bouton rouge REC (pas des mieux places à mon avis) pour le déclenchement et l’arrêt de l’enregistrement. Sur la partie supérieure de la façade est présent également une prise jack femelle ayant fonctionnalité d’entrée Audio. Fort étonné qu’une caméra de catégorie cinéma, telle qu’elle est présenté par son fabricant, soit équipé d’une simple connectique Audio mono!! Et alors Mr le fabriquant on se laisse aller dans l’économie, pas de stéréo? Pourquoi ne pas avoir mis de fiche XLR?

Sur la face arrière de la caméra sont présents : prise alimentation DC-IN, prise monitoring casque , une seconde sortie HDMI video (j’aurai préféré y retrouvé un port HD-SDI à la place), un port de Synchro pour son option 3D, un port pour un enregistreur RAW externe 4K et une prise casque. On y retrouve également le tiroir pour le disque SSD ainsi qu’une connectique dédiée à l’option WIFI disponible sur cette caméra permettant de contrôler via tablette numérique votre engin.

KineRAW Mini connectiqque

Deux autres connectiques sont présentes sur la caméra. Côté gauche une prise USB pour je suppose la mise à jour du Firmware et sur l’avant de la caméra un port MISC qui permet au même tire que la Canon C100 d’y relier une poignée disponible en option permettant de gérer certains paramètres et d’avoir une meilleure prise en main.

KineRAW Mini USB

Les finitions globales de la structure réalisée dans un alliage assez léger et robuste, sont de bonne manufacture à deux trois points prêts (j’y reviendrai un peu plus tardivement). Mais globalement la KineRAW MINI par son apparence, ce côté brut et ses lignes cubiques, auraient pu me rebuter mais dans les faits je préfère ce design que celui proposé par BlackMagic. Avec un poids raisonnable (1.5kg) et cette apparence la KineRAW est des plus transportables et permet des tournages mobiles sans difficultés. Un trépied, une platine, une batterie, un écran HD ou un EVF et au minimum une optique, vous êtes prêts à shooter vos séquences!

APPREHENSION DE L’ALLUMAGE

Passons aux choses sérieuses et prenons là en main cette cam’! Une impulsion sur le bouton ON/OFF et l’on entend que la machine se lance. On peut distinguer une LED verte qui nous indique la mise sous tension de l’appareil mais également le bruit du ventilateur interne pour refroidir la machine au cours d’un tournage.

Un certain temps se passe alors pour que le Boot complet du firmware de la Kineraw sous base Linux soit effectué! Puis apparait alors sur l’écran l’image avec différents affichages liées aux différentes options disponibles: waveform, histograme, zebra, peaking, durée, paramètres de résolution, LUT choisi, ISO, format…

KineRAW Mini

L’avantage d’un système sous Linux c’est qu’il est possible à toute personne connaissant bien ce système d’exploitation de faire évoluer le firmware et de de développer de nouvelles fonctionnalités tels ce que fait la communauté MagicLantern avec le microgiciel Canon.

La prise en main du menu même si ce dernier est plutôt clair, demande cependant un temps d’adaptation. Effectivement la navigation n’est pas évidente! Cette dernière est effectué grâce à la mollette joystick présente latéralement permettant la navigation ou la validation des options de configuration dans le menu. Mais en pratique même si l’idée peut paraître plaisante au premier abord, le maniement peut amener certaines mauvaises manipulations. Effectivement lors des premières utilisations il m’est arrivé de nombreuses erreurs, je veux bien croire que j’ai de gros doigts, cette approche ergonomique est à mon sens pas forcément idéale!

TOURNAGES ET RESSENTIS SUR LES IMAGES

Au cours de ces tournages, j’ai pu regretter l’absence de boutons dédiés au réglage de la vitesse d’obturation, de réglages d’ouverture et même des ISOs. Dans le cas présent, j’étais obligé de rentrer dans le menu pour modifier mes réglages si nécessaires, entrainant de fait l’arrêt de mon enregistrement. Car lorsque le menu est actif il est impossible d’enregistrer!

A mon avis, il aurait été souhaitable que le constructeur mette à disposition des boutons paramétrables de type Fn par exemple pour mettre à disposition le réglage de ces options via ces derniers. A ce jour aucun bouton de ce type n’est pas disponible sur la KineRAW Mini. Dommage!

A noter aussi lors du déclenchement de l’enregistrement sur la caméra, en plus du fait que son emplacement n’est pas à mon sens fortuit, il m’arrivait que le bouton REC ait quelques difficultés à réagir, je m’y reprenais alors une seconde fois! [MAJ: depuis le test pour les unités fabriquées à partir du 01/11/13, le fabricant a travaillé sur la résolution de ce désagrément.]

Côté image, après quelques sessions de shoot et d’appréhension des différents réglages possibles voici mon ressenti. Cette caméra offre une bonne plage dynamique avec niveau de détails performant! J’ai noté la présence légère d’artefacts dans les images, ainsi qu’un peu de moiré. Le rendu est comme souhaité cinématographique avec une tendance que je pourrais qualifié d’organique! Dans son ensemble le ton des images tire sans être péjoratif vers le jaunâtre/verdâtre, certains diront olive avec des températures chaudes (ce qui est peut-être plus correct en termes de définition). Le niveau de saturation globale est bas, il est nécessaire par la suite de faire varier au traitement le curseur de saturation à un niveau “normal” ou bien d’utiliser une courbe LUT adéquate. J’ai pu remarqué également qu’au dessus de 3200 ISO, la KineRAW a tendance à perdre globalement en intensité au niveau des teintes.

Ces précédents points ne sont pas à mon sens rédhibitoires, mais feront que bien souvent il sera nécessaire à avoir recours à un travail de retouches colorimétriques sur les différents canaux. Il sera nécessaire par conséquent de prévoir dans son workflow une étape de travail en étalonnage des rushs en sortie de la caméra.

Globalement après différents essais, je ne suis pas déçu du résultat globale des images de la KineRAW que ce soit en 1080 ou en 2K, l’ensemble est des plus satisfaisant. Toutefois je tiens à faire remarquer et à préciser pour certains afin d’être le plus précis et complet, que nous sommes en présence d’un capteur Super 35mm, en d’autre terme APS-C, ce qui se traduit à l’image par un rendu de la profondeur de champ et du bokeh différents du full-frame!

Autre point amenant une valeur ajoutée supplémentaires à cette caméra pour le tournage, c’est la possibilité de filmer en 100 fps, soit 100 images par seconde sous une définition de 720p durant 16 secondes. Sur la KineRAW Mini, il est possible de visionner la séquence ralentie immédiatement après l’arrêt de l’enregistrement sur l’écran de contrôle. Plus besoin d’attendre l’étape de post-production pour s’assurer que celle-ci nous convient!  (J’ai pu noté en visionnant mes quelques essais la présence parfois de rolling-shutter, mais aussi d’un peu d’aliasing et de moiré, cependant les séquences restent toutefois très très largement exploitables.)

A mon avis, cette dernière option est très intéressante pour ce type de caméra. Jusque là peu de produit assure ce type de tournage, la Sony FS700 avec un enregistreur externe offrait ce type d’option mais coûte environ 10000$, la Scarlet de chez RED assume elle aussi du 120 fps en 1280x720p mais en cropant l’image. Dernièrement l’Iphone 5S propose également de tourner en 120fps en 720p, mais là on parle d’un téléphone!

De plus et comme j’ai commencé à l’évoquer précédemment la KineRAW Mini est plutôt orientée cinéma, je ne pouvais pas passer sur le fait que la caméra permet l’utilisation de 3D LUT (Look Up Table) et met à disposition pour les tournages plusieurs presets de courbes de visionnages: KineLOG ™ , Kine709 ™ et  KineColor ™ . Comme vous le savez l’usage de LUTs s’avére précieux pour de nombreuses productions. Cette modification de l’espace colorimétrique entrainée par l’usage de LUTs, apporte de manière non destructive une tonalité en contraste et saturation plus proche de la perception naturelle.

Sur la KineRAW MINI, 3 presets sont présents d’origine:

KineLOG ™ : courbe flat basée sur la courbe Cineon de Kodak ™, son objectif étant de préserver les informations de l’image autant que le capteur en est capable.

Kine709 ™ : proche d’après le constructeur des standards TV, plutôt contrasté tirant sur le vert “olive”.

KineColor ™ : une sortie de gamme colorimétrique et un contraste légèrement inférieur au Kine709 ™.

Ci-après et à titre d’exemple concernant cette petite caméra, voici quelques vidéos issus des différents test réalisés par mes confrères cités plus haut dans l’article. Celles-ci vous permettront de vous faire une idée sur le rendu image de cette caméra et des possibilités de cette dernière. Bien entendu j’aurais pu faire ces mêmes tests et vous en rendre compte avec mes propres images mais il est vrai que le temps m’a manqué (mais ça je vous l’ai déjà dit) pour réaliser les montages c’est pourquoi je vous demande d’être indulgent avec moi! Mais je vous assure que je vous les soumettrais très prochainement. Dans cette attente je vous invite également à regarder par la suite les quelques captures d’écran réalisées à partir des images tournées avec la caméra.

Vidéo-Test signée Andrew REID sur le rendu 2K et sur le 100fps  :

Test signé Nino Leitner permettant de comparer la plage dynamique des images de la KineRAW MINI par rapport au Canon 5D Mark III:

Vidéo signé Johnnie Behiri (le choix colorimétrique est une histoire de goût, ici Johnnie en prend la responsabilité et a fait ses choix):

Captures d’écran sur mes vidéos (à venir):

Test Kineraw Mini Christophe Milet Capture

Exclusivité Test Kineraw Christophe Milet Capture

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QUELQUES SOUCIS RELEVES FACE A LA JEUNESSE DU FIRMWARE

Toutefois, j’ai pu relevé quelques dysfonctionnements ou inconvénients dû notamment à la jeunesse du Firmware mais qui, d’après mes informations, devraient pour la plupart être résolus dans les prochaines mise-à-jours:

– Absence de Timecode, ce qui peut poser quelques problèmes pour le montage, notamment lors de tournages multi-caméras [résolution prévue sur la prochaine mise à jour firmware avant la fin 2013],

– Pas de possibilité de mettre en veille le ventilateur interne de la caméra, il est en permanence en fonctionnement, ce qui pourrait amener des bruits parasites lors de captation sonore [MAJ: résolution apportée dans le dernier firmware 6054 livré début novembre],

– Pas de mode de mise en veille de la caméra non plus [résolution prévue sur la prochaine mise à jour firmware avant la fin 2013],

– côté du monitoring audio, le volume de la sortie casque est plutôt faible même lorsque celui-ci est poussé à son maximum,

– j’ai pu noter également des problèmes sur certaines montures EF, notamment de la série L, la caméra ne les reconnaissait pas. Dans ce cas il m’était impossible de faire varier l’AF. Peut-être est-ce dû à  mes optiques qui n’étaient pas toute de la dernière génération, je ne sais pas!

– autre point au démarrage de la caméra, le temps d’initialisation est lent. Parfois même le firmware reste à priori bloqué ou rien ne s’affiche à part un petit curseur qui clignote. Il est alors nécessaire de débrancher l’alimentation de la caméra et de relancer le tout!

– j’ai pu remarqué également quelques problèmes de rolling-shutter autrement appelé effet Jello, mais que le constructeur peut surement amélioré dans le prochain firmware. [MAJ: résolution apportée dans le dernier firmware]

– au visionnage via mon EVF il pouvait sembler avoir une video avec une cadence d’image lente (frame rate) notamment en mode S35, ce qui n’était pas la réalité après visionnage des rush! La raison ? Une sortie HDMI bridée, un bug du firmware?…Je ne peux répondre.

LE TRAITEMENT DES IMAGES DE LA KINERAW MINI

KineRAW Mini workflow

KineRAW MINI Disque SSD

Concernant le traitement des fichiers pour le montage, il est vrai qu’à ce jour le workflow du format RAW en vidéo est assez chronophage. En effet, il est nécessaire de passer généralement par différentes étapes avant de pouvoir traiter les séquences dans le logiciel de montage de votre choix. Le support de Kineraw vous fait part de tutoriels afin de mener à bien ces étapes de post-production.

Cependant, dans une volonté d’aider les possesseurs de ces caméras et de faciliter ces étapes de post-production,  le fabriquant de la Kineraw a mis à disposition un logiciel de traitement des fichiers KineSTATION, allégeant l’étape permettant de convertir les fichiers Cinema DNG en Cineform RAW en quelques minutes. Au moment où j’écris ces lignes, seule une version Windows est disponible. Etant sous OSX je n’ai pu tester cette dernière, cependant la version mac devrait être mis à disposition durant le mois de Novembre 2013.

Certains risquent de me faire la remarque que la dernière version de PREMIERE CC de chez ADOBE prend en charge le RAW! Effectivement, mais à priori d’après Andrew REID du site EOSHD qui a pu faire le teste, le résultat escompté n’est pas au rendez-vous! Les fichiers Cinema DNG de la KineRAW n’étant pas traité correctement.

Cependant il existe diverses possibilités pour traiter les fichiers RAW, soit en passant par le logiciel gratuit Da Vinci Resolve LITE  V10.0 dans un premier temps puis d’exporter le tout en ProRes 422 vers FCP ou Première d’Adobe par exemple. Soit autre possibilité, se servir dans un premier temps de Lightroom ou de la suite Adobe avec son logiciel de traitement de fichier RAW pour ouvrir et traiter toutes les images d’une séquence puis de convertir ces dernières en export en TIFF ou autres (après avoir auparavant relever surement la saturation des images). Puis les importez en tant que séquence dans le vieux Quicktime Pro 7 (mais qui sert toujours aussi bien) pour encapsuler le tout en export en .mov. Et enfin, importez la vidéo obtenue dans Final Cut Pro par exemple.

D’autres solutions et étapes de traitement existent, mais vu la généralisation grandissante des caméras proposant ce type d’enregistrement, j’espère que tout ceci sera un mauvais souvenir dans quelques temps, et que le traitement du RAW et la prise en charge de ce type de fichier se fera naturellement sur les différents logiciels NLE.

LES GRANDS POINTS POSITIFS DE LA KINERAW MINI

– le capteur Super 35mm qui offre de belles capacités en basse lumière et surtout la perspective très prochaine (décembre) du 4K via un enregistreur externe en Cineform DNG. En 2K il nous offre de très bon niveau de détails avec très peu d’artefacts et peu de moiré.

– un rendu image cinématographique de qualité,

– une plage dynamique offerte des plus large (13 arrêts),

– l’option ralenti avec un enregistrement en 100fps,

– des optiques interchangeables et un choix signifiant de monture. Notamment la possibilité de monter des optiques ciné à monture PL (incroyable pour une caméra de ce prix!)

– le stockage sur disque SSD (pas de multiples cartes CF X1000 comme pour le tournage avec un 5D Mark III + MagicLantern RAW pour avoir l’équivalent en stockage). Les Disques SSD normaux peuvent être utilisés, il suffit que ces derniers offrent un débit d’écriture suffisant (800 Mbps) comme ceux proposés par Samsung avec sa série 840 Pro ou ceux de Kingston,

– son poids: 1.5kg

– une qualité de construction du produit

– le prix

– et surtout à ne pas négliger un service après-vente et clients européen très réactif et à l’écoute (par exemple si vous devez renvoyer votre caméra au SAV une vous est prêtée en attendant sous certaines conditions bien entendu).

MON RESSENTI FINAL

Kineraw Mini boutons

Vous l’aurez compris, en écrivant ce test, j’ai eu l’impression de rédiger en quelque sorte un devoir de philo: thèse, anti-thèse, synthèse. Me voilà donc à l’heure de la synthèse et elle est délicate à mettre en oeuvre car cette KineRAW Mini a à mon sens autant de points forts fascinants que de points faibles énervants. Cela sera bien sûr à chacun de se faire sa propre opinion selon ses besoins et ses propres attentes techniques. De mon côté mon choix est fait oui le positif l’emporte et je dirais sans hésiter que, pour moi, la KINERAW MINI est un bonne caméra tout en ajoutant aussitôt: Hélas! Eh oui, comment lui pardonner à mon sens certains défauts ergonomiques? Peut-être avec plus de temps pour la tester, je serai devenu plus indulgent et me serais adapté ou habitué!

Cependant à ce jour et dans l’état, je rappelle que la KINERAW Mini semble plus robuste qu’un boitier DSLR par son design (même si je reconnais que l’on peut ne pas être un grand fan), elle offre l’enregistrement sur des supports SSD, un micro-logiciel offrant les options des caméras de cinéma (waveform, peaking…), la possibilité de montures interchangeables ainsi que l’enregistrement en 100 images/secondes sans cropage pour le ralenti! Tout ceci pour un prix équivalent à un boitier 5D mark III et des dizaines de cartes CF à X1000 afin d’avoir l’équivalent en stockage. Sans oublier un dernier point et non des moindres, la perspective alléchante grâce à son capteur S35 du 4K d’ici peu via un enregistreur externe est intéressante.

Alors Oui je prends le pari qu’au fil du temps le positif  l’emportera vraiment et qu’avec la réactivité de la marque Kinefinity dans les mises à jour de firmware comme ça été le cas ces derniers mois, certains comportements étranges ou défauts logiciels que j’ai pu avoir et dont je vous ai fait part sur ce modèle de démo seront de vieux souvenirs. Et que cette caméra offrira une très bonne alternative à tous les professionnels!

Je tiens à remercier Michel et l’équipe de HDvideoshop pour leur disponibilité, leur patience et le prêt de la caméra.

Pour toutes personnes intéressées par la caméra KineRAW Mini, celle-ci est disponible à la commande sur le site de HDvideoshop.